COPENHAGUE 27 juin 2012 – Plus de 60 parlementaires issus de 21 pays ont parrainé une résolution qui recommande de retirer à la Biélorussie l'organisation du championnat du monde de hockey sur glace en 2014, à moins que tous les prisonniers politiques ne soient libérés.

La résolution examinée par l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe demande à la Biélorussie de libérer et exonérer tous les prisonniers politiques, ainsi que de respecter l'état de droit, la liberté des médias et la libre de circulation des personnes.

« En hockey sur glace, une bagarre vous met sur le banc pour cinq minutes. En Biélorussie, une manifestation pacifique vous envoie en prison pour cinq ans, » explique Tony Lloyd (Royaume-Uni). « Alors que les sanctions internationales s'intensifient, la dernière chose à faire serait d'amoindrir ces efforts en récompensant l'attitude répressive de Minsk par l'organisation d'un événement international et les retombées économiques qui y sont liées. »

Des parlementaires venant de 56 pays, y compris la Biélorussie, voteront sur cette proposition lors de la Session annuelle de l'Assemblée parlementaire qui se tiendra du 5 au 9 juillet à Monaco.

Lloyd a conduit la mission d'observation électorale de l'OSCE en Biélorussie en 2010 lorsque des centaines de manifestants, y compris des leaders d'opposition et des journalistes, furent arrêtés en masse. Nombre d'entre eux demeurent incarcérés à ce jour. Depuis 2010, de nouvelles arrestations et condamnations ont encore eu lieu, notamment contre le militant des droits de l'homme Ales Bialiatski qui a été condamné à quatre ans et demi d'emprisonnement pour des fraudes fiscales liées à ses activités professionnelles avec l'ONG Viasna.

La Ligue internationale de hockey sur glace prévoit d'organiser l'édition 2014 de son championnat du monde en Biélorussie.

La résolution demande également aux autorités biélorusses:

• De cesser de harceler et de persécuter les syndicats, les journalistes, et les militants des droits de l'homme,

• De suspendre l'assignation à résidence imposée aux anciens prisonniers politiques,

• D'autoriser une enquête internationale sur les allégations de torture dans les prisons,

• D'autoriser les représentants de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE à rendre visite aux prisonniers politiques, et

• De réexaminer les demandes d'enregistrement du parti chrétien démocrate biélorusse et de l'organisation non-gouvernementale Viasna, qui ont été rejetées sans motif valable.

La résolution salue la libération de l'ancien candidat à la présidentielle Andreï Sannikov et de son collaborateur Zmitser Bandarenka.

Les réunions de la Session annuelle de Monaco, y compris les débats des commissions et les votes, sont ouvertes à la presse. Pour plus d'informations sur la Session annuelle, cliquez ici. Les résolutions adoptées lors de la Session annuelle, ainsi que la Déclaration de Monaco, aident à façonner la politique de l'OSCE et de ses Etats participants.

Réunissant 320 parlementaires issus de 55 pays d'Europe, d'Asie centrale, et d'Amérique du Nord, l'Assemblée parlementaire de l'OSCE fournit une tribune pour le dialogue parlementaire, dirige des missions d'observation électorale, et renforce la coopération internationale pour tenir les engagements pris en matière politique, économique, de sécurité, d'environnement et dans le domaine des droits de l'Homme.